Itinéraire

À la découverte du patrimoine - Guerlesquin

À la découverte du patrimoine - Guerlesquin

Distance totale : 0.82 Km

Type d'itinéraire :

Départ : Guerlesquin

Arrivé :

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1 - Les halles - Construites en bois vers 1525 à l’initiative de Pierre Ier de Rohan, les halles se composaient de deux ailes soutenues par de solides piliers de chêne frappés aux armes de cette famille. Le rez-de-chaussée abritait les marchands et le premier étage accueillait l’auditoire de la juridiction de Guerlesquin. À la suite de l’effondrement des halles en bois en 1879, l’architecte Nédélec de Morlaix reconstruit l’édifice en granit de Guerlesquin. De 1853 à 1960, l’école des garçons occupe l’étage et rez-de-chaussée de l’aile nord sert de préau. À partir de 1965, cette aile devient la mairie, jusqu'à ce que celle-ci déménage dans l’ancien presbytère. Les halles sont aujourd'hui à la disposition des particuliers et des associations de la commune pour diverses manifestations. Elles accueillent également des expositions en été, et à l’automne, le Salon de sculptures.
2 - La mesure à blé - Ce bloc de granit aux armes des Rohan, effacées à la Révolution, avait pour fonction, par ses deux cavités d’un boisseau et d’un demi-boisseau, de mesurer le grain dont le commerce était soumis à l’impôt. Les redevables, contestant l’exactitude de la mesure, la surnommaient la «pierre menteuse». À l’origine, elle était placée à côté des halles.
3 - La prison seigneuriale - Ce pavillon Renaissance, à l’aspect fortifié, est commandé en 1640 par Vincent du Parc de Locmaria. Réalisé en grand appareil de granit issu des carrières de Guerlesquin, le bâtiment est flanqué de quatre échauguettes (petites tourelles saillantes) et de deux lucarnes à frontons brisés. La salle des gardes occupe le rez-de-chaussée, le logement du gardien le premier étage, la chambre criminelle où les prisonniers étaient détenus, le second. Menaçant ruine, la prison est sauvée en 1856 sur intervention de Prosper Proux, membre de la famille du Parc de Kerret, percepteur, conteur et chansonnier de langue bretonne. Le mouvement bardique breton, très actif au début du siècle dernier, inaugure en grande pompe, en 1919, une statue à la gloire de Proux (buste de Quillivic, socle d’Hernot). La prison seigneuriale est classée monument historique en 1875.
4 - La chapelle Saint-Jean - La chapelle Saint-Jean fondée au XVIIe siècle, vendue comme bien national à la Révolution, est reconstruite par François-Louis du Parc en 1844. À côté, se situait le Couvent des Dames Paulines, qui se sont installées en 1711. Au-dessus de l’autel, les statues remarquables de saint Laurent et sainte Barbe, encadrant saint Jean- Baptiste, évoquent les saints qui, avec Ténénan et Maudez, avaient les faveurs des paroissiens locaux.
5 - La maison de Kernaman - Ce manoir urbain, édifié au début du XVe siècle, présente une architecture exceptionnelle : une charpente d’origine, un appareillage de pierres régulier et soigné, une mouluration des baies du rez-de-chaussée et un escalier à vis qui distribue sept niveaux, dont des niveaux intermédiaires. Son histoire est également remarquable car, cette demeure, témoin de l’histoire de Guerlesquin, lieu de pouvoir politique et économique, a logé seigneurs, marchands, juristes et maires de la ville et a caché à la Révolution des prêtres réfractaires dans sa cave.
6 - Une pluralité de places de marché - Place aux chevaux, plas ar Saout (place aux vaches), aux ménestrels, au beurre, aux petits cochons, aux poteries et bien d’autres encore. Les emplacements ainsi définis pour les jours de foire évoquent l’intense activité commerciale dont Guerlesquin tirait, avec l’exploitation des carrières de granit, sa richesse. Le marché hebdomadaire et plus encore les grandes foires annuelles, telle la foire aux chevaux de janvier, attiraient marchands, badauds, amuseurs de rue, acheteurs provinciaux et même étrangers.
7 - La grande maison de Pors Cadiou - Cette maison, élevée en 1785, est le seul bâtiment qui rompt l’alignement des façades contiguës du tour de ville. Elle dispose de vingt-sept fenêtres pour seulement deux pièces par niveau. Cette particularité montre le prestige de la demeure.
8 - Le Champ de Bataille - Cette place de marché servait autrefois de terrain d’exercice aux troupes des seigneurs. Dès la fin du XIXe siècle, la municipalité est soucieuse d’offrir aux Guerlesquinais une « promenade » entourée d’un muret et plantée d’ormes, aujourd'hui de tilleuls. À partir des années 1970, des aménagements paysagers ont transformé le lieu en un agréable jardin public. Terrain de jeux pour les enfants, le Champ de Bataille a vu s’affronter, chaque Mardi-Gras, les joueurs de Bouloù Pok. Plusieurs fois centenaire, ce jeu exclusif à Guerlesquin se pratique avec des demi-boules de buis lestées de plomb. Aujourd'hui, le championnat du monde de Bouloù Pok se dispute en haut de la ville.
9 - L’église Saint-Ténénan et le jardin des secrets - L’église Saint-Ténénan, œuvre des architectes Beaumanoir, est édifiée à partir de 1499 sous l’impulsion de Pierre Ier de Rohan. Elle est reconstruite en 1859, plus spacieuse, dans un style néo-gothique, sous la direction de l’architecte morlaisien Puyo. Le clocher-mur à tourelle d’escalier ainsi que la balustrade ajourée de style gothique flamboyant restent les seuls éléments préservés de l’ancien édifice. Ces travaux d’agrandissement entraînent la démolition de la chapelle Sainte-Barbe et de l’ossuaire attenants situés dans l’enclos paroissial. Un jardin de plantes aromatiques et médicinales en agrémente les abords depuis quelques années.
10 - La maison du Cosquer - L’inscription «1652» gravée sur la lucarne de droite date l’édifice qui surprend par ses dimensions. La demeure appartenait aux seigneurs de Trogoff durant le XVIIIe siècle et la première moitié du XXe siècle. Elle devient par la suite la propriété de commerçants.
11 - Le lavoir de Dour Bouteleg (à l’arrière de Porz ar Gozh Ker) - Situé à l’arrière de l’une des propriétés de Park ar Piz (du breton, le champ des pois) et accessible depuis le centre-ville par une venelle, ce lavoir est le témoin d’une activité textile commune à la région et source de richesse. Il permettait le blanchiment du lin pratiqué de façon artisanale, car autrefois, de nombreuses familles possédaient dans leur grenier un métier pour tisser les toiles.
12 - Les rues et les maisons ouvrières - À partir du XVIIIe siècle, la croissance de la population ouvrière entraîne de nouvelles formes d’habitat en ville. Dans l’actuelle rue Hent Pors Lann, où se situait le four banal, habitaient les boulangers. Ils sont remplacés au XIXe siècle par les tailleurs de pierre. Ces maisons basses, au plan presque carré et peu profondes, sont surélevées au XXe siècle afin d’en augmenter la surface habitable.
13 - Le marché électronique aux bovins - Reflet de la tradition commerciale de la commune, le premier marché aux enchères électroniques national de bestiaux est inauguré en 1972. Il répond aux exigences modernes du commerce des bovins. Ses installations sont ouvertes à la visite les jours de marché.
14 - La maison du Prévôt - Reconstruite par la famille du Parc de Locmaria en 1718, l’ancienne maison du Prévôt, à la façade remaniée, a conservé des éléments architecturaux de la fin de l’art gothique, comme les accolades en façade. À la fin du XIXe siècle, une famille de sabotiers y tient auberge, épicerie et y vend du lard. Après la Seconde Guerre mondiale, le commerce est transformé en mercerie.
15 - La maison de la Tourelle - Face aux halles, cette maison noble du XVe siècle tient son nom d’une tourelle qui, sur sa façade postérieure, abrite un escalier à vis s’élevant sur deux étages. Comme pour d’autres demeures de la ville, un porche d’entrée dessert l’arrière-cour habitée et les communs (écurie, forge, four à pain, jardin, courtil...). Le linteau des fenêtres est souligné d’un décor à accolade propre à la fin du Moyen Âge.