Distance totale : 5.26 Km
Type d'itinéraire :
Départ : Roscoff
Arrivé :
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2 - La maison des Johnnies - Attesté dès la levée du Blocus continental à l’été 1815, le commerce des oignons de Roscoff avec la Grande-Bretagne prend son essor au milieu du XIXe siècle pour
atteindre son âge d’or durant l’entre-deux-guerres.
Quittant Roscoff après le pardon de Sainte-Barbe, des centaines de « Johnnies » (de l’anglais « Onion Johnnies », « gars aux oignons ») passent la morte saison sur
les routes d’Angleterre, du pays de Galles ou d’Écosse. À partir des années 1920, les bicyclettes viennent remplacer les bâtons tenus sur l’épaule pour vendre au
porte-à-porte les tresses d’oignons doux et sucrés qui font la renommée de Roscoff.
3 - La villa Saint-Luc - Le docteur Louis Bagot confie à la Congrégation des filles du Saint-Esprit, l’accueil des patients de l’institut marin. Il leur laisse la gestion d’une villa qui recevra les malades après leurs soins. Les religieuses sont chargées de cet office jusqu'aux années 1960-1970, puis le personnel laïc les remplace peu à peu. Depuis 2004, la villa accueille des patients convalescents.
4 - L’institut marin de Roc’h Kroum - À la fin du XIXe siècle, suite à une étude démontrant la qualité de l’air et de l’eau, le docteur Louis Bagot créé le premier établissement français de thalassothérapie,
le soin par l’eau de mer. Les vertus médicinales de l’eau de mer sont favorisées grâce à la présence, à Roscoff, de plus de huit cents espèces d’algues différentes, une biodiversité remarquable qui enrichit la qualité de l’eau.
5 - La station biologique - En 1872, le professeur Henri de Lacaze-Duthiers arrive à Roscoff pour étudier les espèces marines. Il fonde alors un modeste laboratoire. L’ensemble prospère et accueille aujourd’hui un observatoire du CNRS et l’université Pierre et Marie Curie. Plus de six cents étudiants et chercheurs du monde entier fréquentent l’établissement chaque année. Au début des années 1910, l’artiste Mathurin Méheut a travaillé à la station en tant que dessinateur de la faune et de la flore marine.
6 - L’église Notre-Dame de Croaz Batz - L’église de Roscoff édifiée au XVIe siècle, remplace sûrement l’ancien lieu de culte situé à Rosko goz (vieux Roscoff en breton). L’église est fidèle à la tradition
finistérienne des enclos paroissiaux, autrefois entourée d’un cimetière clos et de deux ossuaires encore visibles aujourd'hui, dont l’un fut transformé en chapelle Sainte-Brigitte. Sur certaines pierres de l’église sont sculptés des vaisseaux, témoins de dons de négociants appelant la bénédiction et la protection divine dans leurs entreprises maritimes.
7 - Les maisons de marchands - Le commerce florissant a permis d’enrichir les « honorables » marchands. Ils ont fait construire des maisons qui témoignent de leur réussite. Ces demeures cossues
construites en pierre de taille de granit présentent certaines singularités comme les lucarnes sculptées pour démontrer la richesse des propriétaires ou les caves ouvertes sur l’extérieur pour faciliter l’entrepôt de marchandises ainsi que de hautes tours d’escalier dont la pièce au sommet pouvait servir de vigie.
8 - Une des maisons dite « Marie Stuart » - Le nom de la maison, située 25 rue de l’Amiral Réveillère et construite en 1561, fait écho à un événement survenu en
1548, alors que l’édifice n’existait pas encore.
La reine d’Écosse Marie Stuart en route vers son futur époux le roi de France, François II, a débarqué à Roscoff, sans
doute non loin de la chapelle Saint-Ninien aujourd'hui disparue. La cour de cette maison a conservé une galerie avec
arcades, trésor architectural qui rappelle les patios espagnols. La tourelle surplombait la mer avant la construction du quai neuf.
9 - L’abri du marin - Jacques de Thézac, philanthrope, décide au début du XXe siècle de fonder des « Abris du marin », locaux où l’alcool
est prohibé, destinés à accueillir les marins en transit et éviter qu’ils ne soient tentés de trouver refuge dans des
bistrots. Dans ces abris, étaient proposés thés et tisanes à l’eucalyptus.
Entre 1900 et 1933, onze abris du marin sont créés en Bretagne. Les bâtiments sont reconnaissables à leurs murs
peints en rose. Celui de Roscoff a ouvert en 1909. Dans les années 1950, l’amélioration des conditions de vie des
marins explique la fermeture de ces abris.
10 - Les pérégrinations d’un port - Rosco-goz, le site primitif, aurait d’abord été un port d’échouage. Jusqu'au XVe siècle, l’anse de l’Aber, au nord-ouest de la presqu'île, accueille les bateaux qui venaient s’y échouer. La hauteur d’eau insuffisante les obligeait à attendre la marée haute pour pouvoir lever l’ancre.
La destruction de la cité par les Anglais en 1387, les incursions des pirates et l’ensablement du port incitent les Roscovites à construire un nouveau port plus à l’est, dans l’anse de Quellen. Le site naturellement protégé des vents d’ouest, dans des eaux plus profondes, est davantage adapté à l’accueil des navires dont le tonnage ne cesse de croître.
Dans les années 1970, le port se déploie à nouveau à l’est. Afin d’accueillir les ferries à destination de l’Angleterre et de l’Irlande, le port en eau profonde du Bloscon est créé. Récemment, la ville a développé un nouveau port de plaisance de 625 places.
11 - La chapelle Sainte-Barbe - Construite au début du XVIIe siècle sur un promontoire rocheux, la chapelle est dédiée à Sainte-Barbe, invoquée
comme protectrice contre les actes de piraterie, alors fréquents sur cette partie du littoral breton. La chapelle, avec
ses murs blancs, servait d’amer, c’est-à-dire de repère visuel pour les navigateurs.
Chaque troisième dimanche de juillet se déroule le pardon de Sainte-Barbe : une procession entre le centre-ville
et la chapelle suivie d’une messe.
12 - Les ferries - Dans les années 1970, des agriculteurs se mobilisent pour exporter leurs productions. C’est ainsi qu’ils créent la compagnie BAI (Bretagne Angleterre Irlande). En
1973 le premier ferry relie Roscoff à Plymouth. Deux ans plus tard, le trafic s’ouvre aux passagers.
13 - Le jardin exotique et botanique - Le climat particulièrement doux de Roscoff a permis la création en 1986 d’un jardin de 16 000 m2. Aménagé à flanc de rocher, dominant la baie de Morlaix, le jardin
propose trois mille cinq cents variétés de plantes subtropicales.
14 - La ligne ferroviaire - Le train arrive à Roscoff en 1883 pour acheminer les légumes, poissons et crustacés vers Morlaix. La liaison directe vers Paris a largement participé au développement de la cité balnéaire.
15 - Les Roc’higou - Dès le XVe siècle la ville exporte des produits agricoles. Au XIXe cette activité s’intensifie. Véritable potager, la campagne roscovite alimente les marchés régionaux mais également internationaux. À Roscoff restent
visibles les champs ceints de hauts murs, ici appelés les Roc’higou.