Distance totale : 2.41 Km
Type d'itinéraire : Pédestre
Durée moyenne en marchant : 0h29
Durée moyenne en courant : 0h14
1 - Le port - Le port du Faou est un port d’échouage, accessible aux navires uniquement à marée haute. Cela n’a pas empêché le commerce de s’y développer. Celui des vins de Bordeaux est attesté au Faou depuis le XVIe siècle. C’est surtout le bois de la forêt de Cranou qui fait l’objet d’un intense trafic pour la construction navale. L’activité portuaire est dopée au XVIIe siècle avec la création de l’arsenal de Brest. Le bois de chêne et de hêtre est alors embarqué à destination de Brest ou envoyé par flottage. Les navires reviennent chargés de maërl, un engrais marin et de sable.
Au XIXe siècle, jusqu’à deux cents charrettes des paysans de la région se pressent sur le port pour se charger en engrais à destination des cultures environnantes.
Le bateau a longtemps été le mode de transport privilégié, plus rapide et plus confortable que le transport terrestre.
Ainsi, les bateaux à voile et plus tard à vapeur étaient privilégiés par la population de Brest qui affluait au Faou lors du grand pardon de Notre-Dame du Rumengol.
2 - Le relais de poste - Le Faou est situé à mi-chemin entre Brest et Quimper. Dans l’obligation de s’arrêter le soir, les diligences trouvaient, dans les relais de postes de la ville, des chevaux frais afin de poursuivre leur route le lendemain.
Le Faou en a compté quatre successivement, dont un au n°6 de la rue du Général de Gaulle et un
autre au n°50. L’arrivée du chemin de fer en 1868 et plus tard, l’avènement de la voiture, mettra un terme
à cette activité.
3 - La prison - La ville, siège d’une vicomté, a longtemps abrité de nombreuses fonctions de justice dont une
prison. Tout d’abord située, 5 place des fusillés et des résistants, elle a déménagé, en 1680, au n°9.
Entre Lorient et Brest, les bagnards pouvaient faire halte dans la prison du Faou, avant de gagner Brest, dont le bagne, le deuxième de France après Toulon, pouvait compter trois mille sept cents forçats. Ainsi, les condamnés quittaient la prison de leur juridiction enchaînés jusqu’à deux cents ou trois cents hommes et rejoignaient le bagne le plus proche en charrette ou à pied.
4 - Une maison de notable - Vers 1680, des notables nantais achètent quatre maisons à pan de bois mitoyennes. Ils démolissent
celles du milieu pour faire édifier, à la place, une grande maison en pierre de Logonna. Le dernier
seigneur du Faou y a séjourné au XVIIIe siècle. L’édifice a été rehaussé d’un étage en 1936.
5 - La maison du parc naturel régional d’Armorique - Le Faou est au cœur du parc naturel régional d’Armorique labellisé en 1969. La France compte cinquante-et-un parcs. Le parc breton s’étend des îles de la mer d’Iroise à l’ouest jusqu’au Mont d’Arrée à l’est, sur cent-vingt-cinq-mille hectares. Cet espace préservé dispose d’une maison située 15, place aux foires pour présenter le parc et renseigner les visiteurs.
6 - Le pont - Le pont vient remplacer le gué qui permettait de traverser le cour d’eau uniquement à marée basse.
Au XVe siècle, les archives mentionnent le pont construit en pierre. À l’origine, il mesure
cent-quarante mètres de long et s’appuie sur trois arches, mais les aménagements des nouveaux
quais, au XIXe siècle, le réduisent de moitié.
7 - La chapelle Saint-Joseph - Un port n’est jamais paroisse. La ville du Faou n’est donc pas une paroisse à part entière avant 1801 et elle est divisée en deux. Le faubourg Saint-Joseph est une trêve, c’est-à-dire un quartier de la paroisse d’Hanvec et dispose donc d’un lieu de culte distinct : la chapelle Saint-Joseph.
Vendue à la suite de la Révolution, elle est transformée en entrepôt puis rattachée à la paroisse
Saint-Sauveur. Délaissée au XXe siècle, elle sera détruite en 1954.
8 - La minoterie - La proximité de la rivière favorise l’implantation de moulins. Le grand bâtiment gris est une ancienne minoterie qui a remplacé un moulin banal, c’est-à-dire construit par le seigneur pour les habitants qui devaient s’acquitter d’une taxe pour l’utiliser. En 1840, c’est la minoterie la plus importante du département. En 1902, l’édifice est transformé en conserverie de légumes et de
coquilles Saint-Jacques qui emploiera jusqu’à une centaine de personnes en saison.
9 - Les chantiers navals - Le Faou exportait du bois pour alimenter la construction navale de Brest mais la ville possédait ses propres chantiers, de part et d’autre de la rivière. La cité a compté quatre chantiers navals et
au XVIIe siècle, un tiers des bateaux de la rade de Brest était construit au Faou.
Aujourd’hui, cette activité a cessé sans laisser de trace.
10 - L’église Saint-Sauveur - Le cœur historique, qui dépend jusqu’en 1801 de la paroisse de Rosnoën, possède sa propre église
dédiée au Saint-Sauveur. L’église actuelle date du XVIe siècle. L’ancien enclos paroissial, composé
de l’église, d’un cimetière clos et d’un ossuaire, est démantelé au XIXe siècle suite à une épidémie
de choléra. Le cimetière est déplacé et éloigné du cœur de la ville.
L’église Saint-Sauveur présente la particularité d’être située sur une rive de la Ster Goz - vieille rivière en breton - une zone instable par nature et isolée. Sur l’église sont visibles les deux pierres
caractéristiques des constructions du Faou : le kersanton, gris et la pierre de Logonna, dorée.
11 - La rue du Général de Gaulle - Le Faou possède une physionomie particulière : contrairement à la plupart des cas où l’habitat se
concentre autour de places, il s’agit, ici, d’une ville rue. Les commerces et habitations se concentrent le long de l’artère principale qui s’appelait autrefois la Grand-Rue. Elle a fait l’objet d’un important remaniement au XIXe siècle.
12 - Les maisons de marchand - Afin d’attirer les passants, les marchands cherchent à avoir «pignon sur rue». Les maisons serrées le long de la rue sont présentées par leur petit côté, le mur pignon. C’est pourquoi, en ville, les terrains sont étroits et profonds, un parcellaire hérité du Moyen-Âge.
13 - Une station de monte - Le Faou était une station de monte importante pour la région. Les étalons venaient d’Hennebont
en train pour inséminer les juments et assurer le maintien et l’amélioration des races chevalines.
Dans la cour d’une propriété au nom évocateur «Les haras», subsistent des boxes, dernière trace
de cette activité ayant perduré jusqu’en 1968.
14 - Les halles - Après la Révolution, les halles, implantées en haut de la Grand-Rue, accueillent à l’étage la mairie
et en 1832 une école de garçons. En 1899, elles sont reconstruites selon une architecture typique de l’époque privilégiant le métal. Cependant, endommagées pendant la Seconde Guerre mondiale, les halles seront détruites en 1946.
15 - La place aux Foires - Les seigneurs du Faou permettent la tenue de foires. La ville accueille alors jusqu’à une douzaine de foires par an, s’imposant comme un carrefour incontournable de la région.